mardi 19 septembre 2017

Cipri Adolf Bermann (1862-1942), Le Réveil de la Femme - 1907


Jean Delville (1867-1953), Etude pour "L'Ecole de Platon" - 1894


Reinhold Begas (1831-1911), Mercure et Psyché - 1874/78.


Emmanuel Hannaux (1855-1934), Orphée mourant - 1894


Anthony Frederick Sandys (1829 - 1904), Iris - 1903


Maurice Maeterlinck (1862-1949), Feuillage du cœur.

Sous la cloche de cristal bleu
De mes lasses mélancolies,
Mes vagues douleurs abolies
S’immobilisent peu à peu :

Végétations de symboles,
Nénuphars mornes des plaisirs,
Palmes lentes de mes désirs,
Mousses froides, lianes molles.

Seul, un lys érige d’entre eux,
Pâle et rigidement débile,
Son ascension immobile
Sur les feuillages douloureux,

Et dans les lueurs qu’il épanche
Comme une lune, peu à peu,
Élève vers le cristal bleu
Sa mystique prière blanche.

Gérard de Nerval (1808-1855) in “Aurélia”

Vous n’êtes pas pour moi comme les autres femmes; je suis plus peut-être pour vous que les autres hommes; sortons donc des usages de la galanterie ordinaire. Que m’importe que vous ayez été à d’autres, que vous soyez à d’autres peut-être !

lundi 18 septembre 2017

Charles Edward Perugini (1839-1918), Portrait d'une Jeune Femme (probablement Kate Perugini).


Oswald Achenbach (1827-1905), La baie de Naples au clair de lune.


Edward Burne-Jones (1833-1898), Maria Zambaco, Etude pour "The Wine of Circe".


Edward Burne-Jones (1833-1898), If Hope Were Not, Heart Should Break.


Anthony Frederick Sandys (1829 - 1904), Apple Blossom.


Paul Henry (1877-1958), Kate Anne Berry (La Mère de l'Artiste).


Gerald Leslie Brockhurst (1890-1978), Ophelia - 1937


James Valentine (1815-1879), Norvège, Romsdal depuis Horcheim - 1870


Francis Seymour Haden (1818-1910), The Pillar of Salt - 1898


Johan Christian Clausen Dahl (1788-1857), Lune Ascendante.


John Henry Fuseli (1741-1825), Milton’s Vision of his Second Wife - 1799/1800


Andrey Yefimovich Martynov (1768-1826), La Sorcière d'Endor


vendredi 15 septembre 2017

Ivan Vavpotič (1877-1943), Un Regard sur l'Avenir.


Pierre-Amédée Marcel-Beronneau (1869-1937), L'Ange Gardien - 1897


Carl Frederik Holbech (1811-1880), Eurydice - 1847


Georges Clairin (1843-1919), Sarah Bernhardt, probablement dans le rôle d' Izeyl.


Henri Martin (1860-1943), Le Fils Prodigue - 1899


Fausto Agnelli (1879-1944), La Femme aux Paons - 1913


Fausto Agnelli (1879-1944), Danse Macabre - 1920/30


Fausto Agnelli (1879-1944), Le Chevalier et les Fées - 1910/15


Fausto Agnelli (1879-1944), Chat terrifié - vers 1911


Hélène Bertaux (1825-1909), Psyché sous l'empire du Mystère.


Arthur Prince Spear (1879-1959), The Intruder - 1921


jeudi 14 septembre 2017

Lucien Lévy-Dhurmer (1865-1953), Etude pour "Le Silence" - 1895


Lucien Lévy-Dhurmer (1865-1953), L'Automne - 1896


Mario de Sa-Carneiro (1890-1916), Élégie (Lisbonne, mars 1915)

Ô ma présence de satin,
Aux broderies couleur de rose,
Qui fus toujours adieu en moi
Lors d’une soirée silencieuse…

Ô doigts, longs doigts que j’ai touchés,
Mais dès que touchés, disparus…
Ô mes bouches tant attendues,
Et ne se sont jamais tendues…

Boulevards d’Europe, baisers,
Où je ne fus qu’un spectateur…
— Quel rêve las que mon amour;
— Quelle poudre d’or, mes désirs…

Des mains pendant de la rembarde
Dans mon aspiration flottante…
En moi a fini tout clair de
Lune au fil d’un conte de fées…

Je fus quelqu’un qui se trompa
Trouvant plus belle son erreur…
Je maintiens le trône masqué
Où Pierrot je me suis sacré.

Et mes tristesses de cristal,
Et mes repentances piteuses
Sont aujourd’hui vieilles chasubles
Dans une lourde Cathédrale.

Ô pauvres trames de carmin
Qu’on rangea là pour un beau jour…
L’ombre dorée, qui s’est enfuie,
Ne reviendra jamais vers moi…

— Ô mes lettres jamais écrites,
Mes portraits que j’ai déchirés…
Les oraisons jamais priées…
Fausses mèches, fleurs et rubans…

Ô « petit-bleu» jamais reçu…
Les heures vagues au jardin…
L’anneau de baisers et d’ivoire
Que ses doigts n’ont jamais porté…

Convalescence affectueuse
Dans un hôpital blanc de paix…
La douleur meurtrie et douteuse
D’autres temps encor plus lilas…

Un bras qui vient nous réchauffer…
Livres colorés au chevet…
Ma tendresse frigorifée —
Avoir toute la vie des nurses…

Ô grand hôtel universel
De mes frénétiques méprises,
Pourvu de chauffage-central,
D’escrocs, cocottes et tziganes…

Ô mes Cafés de grande vie
Et leurs danseuses bariolées…
— Hélas, mes souffrances ne sont
Que leur danse qui s’interrompt…

Alphonse Osbert (1857-1939), Figures dans un paysage arcadien - 1896/1901


Alphonse Mucha (1860-1939), Jeune violoniste, projet d'illustration.


Erwin Stolz (1896-1987), Le Retour du corps de Siegfried.


Erwin Stolz (1896-1987), Le Destin - 1924


Erwin Stolz (1896-1987), Diable.


Erwin Stolz (1896-1987), Diane Chassant - 1920's.


Léonard Sarluis (1874-1949), Scène biblique.


Léonard Sarluis (1874-1949), Déesse égyptienne devant un roi babylonien - 1926


Nicolas Lenau (1802-1850), La Maladie d'Âme...

Je porte dans mon cœur une blessure vive,
Et veux la supporter en silence, toujours;
Je la sens me pénétrer, de plus en plus profonde,
Inexorable, comme la vie qui s’écoule.

A une personne peut-être je voudrais
Ouvrir mon cœur, tout découvrir, donner ma tête ;
Quand pourrais-je à son cou me plaindre, sangloter !
Hélas, la tombe l’a embrassée avant moi.

Viens, ô mère chérie, laisse-toi émouvoir !
Si ton amour, même morte, est encore vif,
Et si tu veux comme autrefois soigner ton fils,

Permets-moi de quitter bientôt cette existence.
J’aspire au calme et au doux repos de ta nuit,
Oh, aide ton enfant, dévêts-le de sa peine.

Adolf Hengeler Kempten (1863-1927), Le violoniste - 1897


Arild Rosenkrantz (1870-1964), Résurrection - avant 1913