dimanche 31 mai 2015

Fritz von Uhde (1848-1911), Un Ange - vers 1910.


Odilon Redon (1840-1916), Le Char d’Apollon - 1904/10


Comte Arthur de Gobineau (1816-1882) à sa Soeur, 17 avril 1841.

J‘aurai certainement encore bien des déboires à avaler, […] mais ils ne seront pas plus amers que le passé et je justifierai la devise que j'ai prise et que je compte ajouter à mes armes pour en faire la loi de ma famille : Malgré tout.

Harald Oskar Sohlberg (1869-1935), Paysage d’Automne - 1910.


Comte Arthur de Gobineau (1816-1882) in “Les Pléiades”

Je ne perçois qu’un monde d’insectes de différentes espèces et de tailles diverses, armés de scies, de pinces, de tarières et d’autres instruments de ruine, attachés à jeter à terre mœurs, droits, lois, coutumes, ce que j’ai respecté, ce que j’ai aimé ; un monde qui brûle les villes, abat les cathédrales, ne veut plus de livres, ni de musique, ni de tableaux et substitue à tout la pomme de terre, le bœuf saignant et le vin bleu.

Maurice Braun (1877-1941), Bay and City of San Diego - 1910


Robert Lewis Reid (1862-1929), Blue and Yellow - 1910


Jakub Schikaneder (1855-1924), Soir - 1897


Jean Sibelius (1865-1957), Skogsrået (La Nymphe des Bois) Op. 15 - 1894/95.



Okko Kamu & L’Orchestre Symphonique de Lahti. 
(Concert du 06/IX/2012 au Sibelius Hall, Helsinki)

Jean Delville (1867-1953), Les Kumaras.


Jean Delville (1867-1953), Le Cycle passionnel, étude - 1890


Jean Delville (1867-1953), L’Inspiration - 1900


Paul Chabas (1869-1937), Le Modèle de l’Artiste.


Paul Chabas (1869-1937), Baigneuses au bord du lac.


Gustave Moreau (1826-1898), Le Poète et la Sirène - 1893


vendredi 29 mai 2015

Alfred Stevens (1823-1906), Camille Lemonnier dans l'Atelier de l'Artiste.


Fernand Khnopff (1858-1921), Portrait de Femme - vers 1900


Fernand Khnopff (1858-1921), Clématis - 1914


Edgar Maxence (1871-1954), La Justice.


August Wilhelm Leu (1819-1897), Baie de Marina Piccola, Capri - 1864


Félix Ziem (1821-1911), Vue du Canal à Venise - 1884


Frits Thaulow (1847-1906), Paysage Enneigé.


Paul Sieffert (1874-1957), Nu sur lit de Fourrure.


Pascal Dagnan-Bouveret (1852-1929), Petit Concert - 1883


Joseph Mallord William Turner (1775-1851), Ancient Rome: Agrippina Landing with the Ashes of Germanicus - 1839


Joseph Mallord William Turner (1775-1851), Peace. Burial at Sea - 1842


jeudi 28 mai 2015

Félix Thiollier (1842-1914), Paysage Minier, Saint-Etienne - 1895/1910


Félix Thiollier (1842-1914), Sous-bois en Forez.


Albert Goodwin (1845-1932), The Abbey Church, Christchurch.


Jean Delville (1867-1953), in “La Fin du Réalisme et la Renaissance Idéaliste”

Chose étrange, à ne pas croire presque, tant c'est affligeant, d'après les cliniques médicales d'une époque on peut se rendre compte de l'état de l'art de cette même époque. En réalité, il n'y a pas de différence entre les dégénérés de la Salpêtrière et les dégénérés de l'art: ceux qui passent leur vie à remplir des bouts de toile sans ne rien dire, tristes maniaques du pinceau ou de l'ébauchoir, les alcoolisés de la couleur et les estropiés du dessin.

John Martin (1789-1854), The Country of the Iguanodon - 1837


Albert Goodwin (1845-1932), The Evening Service, Salisbury - 1905


Albert Goodwin (1845-1932), Venice.


Elliott Daingerfield (1859-1932), Old Barn at Sunset.


Félix Thiollier (1842-1914), Emma Thiollier, sa fille, peignant au sommet de l’une des tours de Notre Dame - 1907


Frederick H. Evans (1853-1943), Aubrey Beardsley - 1894


Frederick H. Evans (1853-1943), York Minster, North Transept: “In Sure and Certain Hope” - 1902


Laura Gilpin (1891-1979), Ghost Rock, Colorado Springs - 1919


Konstantinos Volanakis (1837-1907), L’Incendie d’une Frégate Turque.


Caspar David Friedrich (1774-1840), Kügelgens Grab - 1821/22


Arnold Böcklin (1827-1901), Villa am Meer - 1871/74


Georges Lemmen (1865–1916), Plage à Heist - 1891/2


James Abbott McNeill Whistler (1834-1903), Nocturne in Blue and Silver, Chelsea - 1871


Ludwik de Laveaux (1868-1894), Rue de Paris à la Nuit.


Philippe-Jacques de Loutherbourg (1740-1812), Avalanche dans les Alpes - 1803


Marcus Larson (1825-1864), Paysage Romantique - 1858


Francis Vielé-Griffin (1864-1937), “Etire-toi...”

Etire-toi, la Vie est lasse à ton côté
- Qu’elle dorme de l’aube au soir,
Belle, lasse,
Qu’elle dorme –
Toi, lève-toi : le rêve appelle et passe
Dans l’ombre énorme,
Et, si tu tardes à croire,
Je ne sais quel guide il te pourra rester
- Le rêve appelle et passe,
Vers la Divinité.

L
aisse, ne prends qu’un viatique
Et de tout cet amour qui double chaque pas
Ne prends que le désir, et va,
Dépêche-toi :
Le rêve appelle et passe,
Passe – et n’appelle qu’une fois.

M
arche dans l’ombre, cours !
Est-il un abîme que tu craignes ?
O hâte-toi ! … il est trop tard :
La belle Vie en son sommeil d’amour
Etend ses doux bras qui t’étreignent
- Trop tard : le rêve appelle et passe,
Appelle en vain,
Passe et dédaigne…

A
lors,
Etreins la Vie, encore, de baisser lasse,
Engendre d’elle un art ;
Si tu ne fus vers Dieu, à l’infini,
Selon le rêve muet et qui prie,
Retourne-toi, étreins la belle vie ;
Immortalise en elle ta seule heure :
De ta douleur de mort et de sa joie
Procréant quelque Verbe harmonieux
Qui te survive et rie et pleure
Quand le printemps verdoie
Aux bois joyeux
Du jeune leurre d’amour qu’il faut redire ;

E
t chante dans la clarté de son sourire …

Edouard Dubus (1864-1895).

Je ne peux vivre avec ma conscience,
Il me fait peur d’aller où sont les maudits.
J’ai bien renoncé pourtant au Paradis,
Cuirassons nos lâches cœurs d’insouciance.
Veux-tu du vin ou du rhum ?
Ou des potions qui donnent la folie ?
Dis-moi donc un moyen sur pour que j’oublie
Cet horrible In secula seculorum !
Le Remords avec sa voix de mélodrame.
Je l’entendrais lorsque sonnera mon glas,
Jetons cet enragé sous un matelas,
Essayons d’étouffer sous la chair notre Âme.

Félicien Rops (1833-1898), Les Sataniques. Satan Semant l’Ivraie - 1882


Amélie Lundahl (1850-1914), Rannalla, Bretagne - 1884


Mario de Sá-Carneiro (1890-1916), Crise Lamentable - 1916

J’aimerais tant me débrouiller dans la vie,
pouvoir y goûter en restant qui je suis…
mais rien à faire : plus je m’éloigne,
plus grande est l’angoisse de la retenir.

Vivre chez soi comme tout un chacun,
être extravagant dans mes livres – mais
arriver à la fin de chaque mois avec
des factures religieusement honorées.

Ne pas craindre d’aborder les filles
avec l’intention de les sauter –
ouvrir les fenêtres de ma tour d’ivoire
bref, ne plus faire de scènes.

Avoir la force un jour d’enrayer
cet engrenage qui sur moi se resserre.
– ne plus envoyer de télégrammes à mon père
– cesser de flâner dans Paris en bayant aux corneilles.

Me lever et sortir dans la rue – sans passer
une heure et demie à me préparer
– mettre un terme à cette vie dans la lune,
– me défaire de la frousse des courants d’air.

Cesser d’être distrait, de briser des objets
chez les amis que je fréquente –
ne plus m’embarquer dans des histoires filandreuses
qui sont le seul fruit de mon invention.

Car tout en moi est invention ailée,
un crime ou un bienfait jamais réalisé :
et toujours l’or se change en plomb
sur mon infortune ou sur la sueur de mes orages…

Mikhail Vrubel (1856-1910), Illustrations pour “Le Démon” de Lermontov - Academia, 1937


Mikhail Vrubel (1856-1910), Illustrations pour “Le Démon” de Lermontov - Academia, 1937