mercredi 8 février 2017

Mikhaïl Lermontov (1814-1841), Le Renouveau de la Foi.

Lorsqu’en l’air parfumé le bois frais s’extasie
Et que la plaine au loin d’or mouvant se revêt
Et que la prune cramoisie
Rit sous la feuille au fin duvet,

Lorsque, secouant la rosée, à l’heure en fête
De l’aurore ou du soir dans la pourpre endormi,
Le muguet d’argent, de la tête,
Me fait un petit signe ami,

Quand le ruisseau frôlé de saules et d’yeuses
Glisse et m’entraîne l’âme en un rêve hésitant
Et dit les fables merveilleuses
Du pays qu’il baigne en chantant,

Alors la joie éclot en mon cœur solitaire,
Les rides de mon front s’effacent, et sans fiel
Je veux bien du bonheur sur terre
Et retrouve Dieu dans le ciel !

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