mercredi 26 avril 2017

Valéri Brioussov (1873-1924), Le Bûcher Flambe...

Tu brûles lentement sur un feu lancinant,
O toi mon âme ;
Tu brûles lentement sur un feu lancinant,
Sans cris ni larmes.

Ainsi que Sébastien de flèches transpercé,
Faible, soupire ;
Ainsi que Sébastien de flèches transpercé,
Bras et poitrine.

Tes ennemis, au rire épanoui, te voient,
Bandant leur arc ;
Tes ennemis, au rire épanoui, te voient
Souffrir tes affres.

Le bûcher flambe et flambe, et les traits sifflent doux,
À l’extrême heure.
Le bûcher flambe et flambe, et les traits sifflent doux,
Jusqu’à la mort.

Que ne se hâte-t-elle, à tes lèvres, d’accourir,
Elle, ton rêve ;
Que ne se hâte-t-elle, à tes lèvres, d’accourir
Presser ses lèvres !

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