mercredi 26 avril 2017

Valéri Brioussov (1873-1924), Un Blanc Royaume de Givre...

Un blanc royaume de givre
S’étend sur mon cœur gelé ;
Douceur étrange de vivre
Seul en son rêve exilé :
Un blanc royaume de givre
S’étend sur mon cœur gelé.

Chaque ombre y glisse, si pure
Qu’on la croit d’enchantement.
Tout mot y devient murmure,
S’il caresse ou bien s’il ment.
Chaque ombre y glisse, si pure
Qu’on la croit d’enchantement.

Je me voue à l’adorable,
Inaccessible beauté.
Pour l’univers misérable
Mon cœur n’a point palpité :
J’aime un rêve, l’adorable,
Inaccessible Beauté.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire